Terres

Liste chronologique selon l’acquisition de terres, seigneuries, fiefs, châteaux et propriétés importants

(section en construction)

 

 

Seigneurie d’Espréaux

Hersin-Coupigny, Artois, commune du département du Pas-de-Calais

Apparement la plus ancienne terre des des Plancques puis Béthune Hesdigneul, leur appartenant selon toute probabilité déjà bien avant le XVIe siècle. Principalement un bois toujours en leur possession.

Marquisat et Château d’Hesdigneul

Artois, commune d’Hesdigneul-lès-Béthune (disparu)

La seigneurie d’Hesdigneul entra dans la Maison de Béthune par héritage. Le château fut reconstruit au début du XVIIIe siècle par Eugène-François de Béthune, Marquis d’Hesdigneul, mais fut malheureusement détruit fin XIXe début XXe siècle. La terre d’Hesdigneul est encore possédée par des descendants de la Maison de Béthune en ligne féminine.

L’église, toujours subsistante, renferme plusieurs témoignages des seigneurs du lieu.

Seigneurie et château de Pénin

Artois (subsistant)

Château de Pénin

Acquise par Georges de Béthune des Plancques à la fin du XVIe siècle, cette terre donna
son surnom initial à la seconde ligne de la Maison de Béthune, aujourd’hui éteinte.

Seigneurie d’Yzel-les-Hameau

Izel-Les-Hameau, Artois

Seigneurie et château de Tincques

Tincques, Artois

La Seigneurie de Tincques entra dans la Maison de Béthune en 1601. Pierre Desplancques, alors Seigneur d’Hesdigneul hérita de son 5e fils, mort prématurément, la terre de Cayeux-en-Santerre, que celui-ci avait hérité de son oncle Antoine Desplancques, doyen de Saint-Quentin. Pierre Desplancques et sa femme Jacqueline le Hybert échangèrent cette seigneurie de Cayeux contre celle de Tincques, appartenant alors à Louis de Moreuil. Jean de Béthune, Seigneur d’Hesdigneul et petit fils de Pierre Desplancques, établit sa résidence principale à Tincques. Le château brûla au XVIIe siècle.

Seigneurie de Lespesses
Comté de Noyelles

Noyelles-sous-Lens, Artois

La terre de Noyelles-sous-Lens fut érigée en Comté par lettres patentes du 5 mars 1614 faites à Bruxelles, en faveur de Hugues de Noyelles, gentilhomme de la bouche des Archiducs. Une de ses descendante voulut la vendre, mais Eugène, Marquis de Béthune, dont la mère était Noyelles, fit son retrait lignager, et l’acquit définitivement par arrêt du Parlement de Paris du 28 juin 1743. Suite à une contestation du procureur du Roi au bureau de finances de Lille, Joseph, Marquis de Béthune, fils du précédent, prouva qu’il était en droit de porter le titre de « Comte de Noyelles », le 1er mars 1767, conformément aux lettres patentes de 1614.

Comté de Saint-Venant
Vicomté de Nielles

Nielles-les-Bléquin, Artois

Dès le XIVe siècle, la seigneurie de Nielles près de Saint-Omer, est acquise par Saint-Rémi de Reims. Au XVIe siècle la « terre et viconté de Nyelles » est échangée et quitte Saint-Rémi. En 1615 son seigneur et Jacques de Noyelles, chevalier, Vicomte de Nielles. Elle passe ensuite aux Pietra-Santa puis aux Béthune dès 1730. Elle restera encore 200 ans dans la famille, puis sera donnée en 1924 par Henry, 6e Prince de Béthune à l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Arras pour former le « Prix Béthune », qui a toujours cours, favorisant la création artistique et la recherche historique. Le titre de « Vicomte de Nielles » fait encore partie de la titulaire officielle du Prince de Béthune actuel.

Seigneurie de Baraffle

La Motte Baraffe, Rebreuve-Ranchicourt, Artois (subsistant)

Cette seigneurie appartenait déjà au 1er Prince de Béthune, titré Seigneur de La Motte-Baraffe, sous l’Ancien-Régime. Peut-être est-ce la même qu’acquit dans la seconde moitié du XVIe siècle, Ysembart Desplancques, gentilhomme ordinaire du Roi de France et maître d’hôtel du Cardinal de Bourbon, et qu’administra en 1577 puis en hérita son frère Pierre, seigneur d’Hesdigneul, ancêtre direct des Princes de Béthune actuels. Guislain Desplancques, Grand Bailli du Cambrésis héritera à son tour de cette terre en 1600. Ce dernier étant sans postérité, on la retrouvera dans la descendance de son frère, Georges Desplancques auteur de la branche des Comtes de Pénin-Saint-Venant, jusqu’à Adrien-François de Béthune, mort en 1714. La ferme seigneuriale fut, avec le vicomté de Nielles, donnée en 1924 par Henry, 6e Prince de Béthune à l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Arras pour former le « Prix Béthune ».

Seigneurie et château de Wattripont

Hainaut, Belgique (subsistant)

 

Waudripont dans les Albums de Croÿ

Waudripont vers 1602. Le château se trouve à gauche au milieu des arbres (extrait des Albums du Duc de Croÿ et d’Aerschot).

Possédé sans interruption dans l’ascendance depuis au moins 1125 (le château jusque 2002) à travers deux autres maisons ascendantes, les Waudripont (jusqu’au XVIe siècle) puis les le Vaillant (XVIe – XVIIIe siècles).

Il s’agit du village de Wattripont, situé dans la province belge du Hainaut, sur une position historiquement stratégique entre les comtés de Hainaut, et de Flandre. Ce village, dont le nom signifie « pont de Gauthier (ou Walter) », d’après son créateur, selon toute apparence son premier seigneur, membre d’une Maison qui remonte au Xe siècle. Son Seigneur, de cette même Maison, octroya en 1240 la charte de liberté constituant la Ville belge de Renaix,  à quelques kilomètres au nord en province de Flandre orientale et devenue entre temps en majorité de langue néerlandaise, avec un régime linguistique officiel favorable au français.

En reconnaissance de l’octroi de cette charte, le bourgmestre (maire) de cette ville, qui a été assez importante depuis lors, notamment par son industrie, remet au cours d’une manifestation annuelle solennelle un cadeau traditionnel au successeur et descendant de ce Seigneur, actuellement le chef de la Maison de Béthune. Il s’agit d’un pain d’épices remis lors de la procession religieuse dénommée « Fiertel » (nom néerlandais), qui a lieu tous les dimanches de la Trinité, en mai-juin, depuis de nombeux siècles et dont l’origine se perd dans les temps médiévaux.

Elle est devenue, y compris son point d’orgue de l’hommage officiel aux limites de Wattripont, un grand événement culturel et folklorique inscrit au répertoire du patrimoine culturel immatériel de la Flandre (dont on estime qu’il pourrait être inscrit par l’Unesco dans les années prochaines au patrimoine culturel mondial).

Hôtel de Béthune (Tournai)

sis au 17, rue Haigne, Tournai, Province de Hainaut, Belgique (subsistant)

Cet hôtel entra dans la Maison de Béthune par l’alliance du premier Prince de Béthune avec la Princesse, née Albertine le Vaillant, dame de Waudripont.

 

Baronnie de Bousbecque

Bousbecque, Flandres (disparu en 2010)

Terres Ferme dit le château de Bousbecque

Érigé en baronnie en 1600 pour la Maison de Haynin par les Archiducs, elle passe ensuite par alliance aux le Vaillant. En 1697, Guillaume le Vaillant, seigneur de Waudripont, reçoit à son tour les lettres patentes pour jouir de la qualité de baron.  Cette baronnie entre dans la Maison de Béthune par le mariage du 1er Prince de Béthune avec Albertine le Vaillant. Le titre de « baron de Bousbecque » fait encore partie de la titulaire officielle du Prince de Béthune actuel.

Châtellenie et château de Sissonne

Sissonne, près de Laon, Picardie (disparu)

Hôtel de Béthune (Saint-germain-en-Laye)

Saint-Germain-en-Laye, France (subsistant)

Château de Souverain-Moulin

Pittefaux, Artois (subsistant)

Château de Souverain-Moulin à Pittefaux

Le château de Souverain-Moulin a appartenu au Comte Charles de Béthune Sully (1812-1871). Il y ajouta un étage.

Communs du château de Souverain-Moulin

Fief et château de Rimberlieu

Villers-sur-Coudun, près de Compiègne, Picardie, France (disparu)

Allée du château de Rimberlieu construit par le Comte Maximilien de Béthune en 1892, avec la statue équestre de Jeanne d'Arc

Statue de Jeanne d’Arc au château de Rimberlieu

Acquis en 1550 par la Maison de Lancry, Rimberlieu échoit dans la Maison de Béthune, en 1805, par l’alliance de Lucie de Lancry avec le Comte Philippe de Béthune, 4e fils du 1er Prince de Béthune. Leur petit-fils, Maximilien, qui épouse en 1882 Marguerite de Montesquiou-Fézensac, construit le château de 1890 à 1892, sur des plans similaires à ceux du château de Sissonne appartenant jadis à son arrière-grand père. Il fut partiellement détruit pendant la Grande Guerre, pour ne jamais être reconstruit…

 

Façade du château de Rimberlieu, construit par le Comte Maximilien de Béthune en 1892  Château de Rimberlieu vue du Parc construit en 1892 par le Comte Maximilien de Béthune Hesdigneul

Domaine et château de Sully-sur-Loire

Sully-sur-Loire, Orléanais, France (subsistant)

Château de Sully-sur-Loire

L’ancien Duché-Pairie de Sully fut hérité au début du XIXe siècle, à l’initiative de la dernière Duchesse de Sully, par la ligne de Saint-Venant, puînée de celle des Princes de Béthune Hesdigneul. Cette propriété historique fut rachetée par le département du Loiret dans les années 1960 à Mahaut de Béthune Sully, Marquise de Bausset Roquefort, dernière représentante de sa ligne.

 
Château de Lavilletertre

La Villetertre, Picardie (subsistant)

Château de Lavilletertre

Cette terre provient des le Moyne de Bellisle, famille à laquelle appartenait la mère de Denise des Courtils, épouse d’Albert 3e Prince de Béthune.

Château de Grémévillers

Grémévillers, Picardie (disparu)

Château de Gremevillers

L’une des deux résidences de campagne du 6e Prince de Béthune, l’autre étant le château de Wattripont. Cette propriété a été héritée de Denise des Courtils, épouse d’Albert 3e Prince de Béthune.

Château d’Elverdinge

Province de Flandre occidentale, Belgique (subsistant)

Elverdinghe échut au Comte Bernard de Béthune, par les Steenhuys. Détruit  pendant la Grande Guerre, il fut reconstruit, et resta dans la descendance féminine, aujourd’hui aux Comtes de Nazelle, par les Ducs de Mortemart.

Hôtel de Béthune (Paris)

Paris, au 60 rue de Varennes (subsistant)

Château de La Hulpe

Château de la Hulpe, province de Brabant, Belgique (subsistant)


Château de la Hulpe avant les transformations Solvay

Dans le prestigieux domaine qu’il créa en 1833 au sein de la magnifique forêt de Soignes, aux portes de Bruxelles, Auguste Marquis de Béthune construisit en 1842 un château de style néo-renaissance. Cette propriété fut acquise à la fin du même siècle par le grand capitaine d’industrie Ernest Solvay (1838-1922), dont la descendance est titrée actuellement Comtes Solvay de La Hulpe. Les Solvay remanièrent ensuite la propriété, qui est considérée actuellement comme l’un des beaux agréments du Royaume de Belgique. Depuis 2017, pour les 175 ans du domaine, une instructive ligne du temps présente toute cette évolution.

 

Château de La Hulpe
Château de la Hulpe appartenant au Marquis de Béthune - Maison de Béthune
Hôtel de Béthune (Bruxelles)

Bruxelles (disparu)

L’hôtel du Marquis d’Ennetières devint celui du Marquis de Béthune. Il fut incendié en 1956.

Château d’Ohey

Ohey, province de Namur, Belgique (disparu)

Château d'Ohey

Hérité au XIXe siècle des Marquis de Maillen.

Château du Pin-en-Vallée

Fontaine-Guérin, Anjou, Val de Loire, France

Château du Pin-en-Vallée

 

Depuis 2002, le château du Pin-en-Vallée est la résidence principale des Princes de Béthune.

 

Château du Pin-en-Vallée arrière